Maman, j'ai raté l'avion, de Chris Columbus

Dans Maman, j'ai raté l'avion, la famille McCallister souhaite se rendre à Paris pour y passer les fêtes de Noël et faire de nombreux selfies devant la tour Eiffel. Seulement voilà : Kate et Peter McCallister s’aperçoivent qu’ils n’ont malheureusement pas assez d’argent pour offrir ces vacances de rêve à tous leurs enfants. Involontairement de leur plein gré, ils s’envolent en catimini vers la France, laissant chez eux leur plus jeune mioche : Macauley McCallister. Ce dernier, loin d’être effrayé à l’idée de se retrouver tout seul, célèbre sa liberté provisoire en torturant joyeusement deux innocents truands qui tentent maladroitement de cambrioler la maison de ses parents négligents.

Fight Club, de David Fincher

Film anticapitaliste ayant généré un profit de 10 millions de dollars, Fight Club est un produit de consommation qui raconte les tribulations d’un trentenaire célibataire (Edward Norton Antivirus) : son existence horriblement normale lui file des insomnies, il abhorre son travail et il a hâte d’être assez vieux ou incompétent pour prendre sa retraite. En attendant ce jour glorieux, il tue le temps en décorant son appartement avec des meubles suédois et japonais achetés par correspondance. Pour tenter d’échapper à sa triste réalité de consommateur esseulé, il rejoint l’armée de Brad Pitt : un boxeur clandestin qui n’hésite pas à exhiber ses muscles abdominaux pour ensorceler Bellatrix Lestrange.

My Dinner with Andre, Louis Malle

Réservez une table pour deux au Café des Artistes, un restau chic situé à Manhattan. Demandez à Wallace Shawn et à Andre Gregory de s’asseoir à cette table. Faites en sorte qu’ils se mettent à parler de théâtre, de voyage dans des forêts polonaises, de la beauté du désert du Sahara, de spiritualité, de la bonne chère, des plaisirs de la chair, d’humanisme, de post-humanisme, du petit prince de Saint-Exupéry, du sens de la vie et d’autres sujets plus ou moins farfelus. Laissez mijoter le tout, pendant 111 minutes, à l’intérieur de la camera de Louis Malle, et vous obtiendrez un film succulent intitulé My Dinner with Andre.

Into the Wild, de Sean Penn

Un mec pourri gâté se prenant pour Jack Kerouac abandonne sa famille et sa jugeote afin de démarrer une carrière de SDF. Sans toit ni loi, il part à la recherche du bonheur…en Alaska ! Sa randonnée pédestre est une odyssée existentielle et sensuelle (il tombera amoureux d’une vampiresse) sponsorisée par les chaines de restauration rapide dans lesquelles il est obligé de bosser comme un chtarbé afin de pouvoir s’acheter un joli sac à dos et quelques paires de chaussures orthopédiques. Arrivé en Alaska, il se fait chier et décide, un peu trop tard, de retourner chez lui, bien au chaud, dans les bras rassurants de sa maman.

Coherence, de James Ward Byrkit

Coherence est une incohérence providentielle : un petit budget qui a accouché d’un grand film d’auteur. La beauté de cette œuvre réalisée par James Ward Byrkit, c’est la frugalité et le dépouillement de la mise en scène. Comme dans Carnage de Roman Polanski ou dans Le Prénom d'Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte, on retrouve ce que j’aime le plus au monde : le huis clos cinématographique. Pendant 88 minutes, huit personnages en quête existentielle font face à une série de phénomènes plus ou moins surnaturels. Ce qui, au départ, devait être un simple diner gastronomique entre amis, se transformera peu à peu en une odyssée métaphysique.



La Vie d'Adèle : Chapitres 1 et 2, d'Abdellatif Kechiche

Envie de mater un film de cul tout en préservant votre amour-propre ? La vie d’Adèle est la solution à votre dilemme ! Cette comédie dramatique, réalisée par Abdellatif Kechiche et tirée du roman graphique de Julie Maroh, contient de longues scènes de sexe explicites et chirurgicales (simulées mais ô combien stimulantes) qui feront énormément plaisir à votre libido. Sans remords, laissez-vous séduire par le bleu des cheveux de Léa Seydoux et par le bleu des robes moulantes élégamment portées par Adèle Exarchopoulos. Que celle ou celui qui vous traite de pervers jette la première pierre aux membres du jury ayant attribué la Palme d’or à ce film.

The Dark Knight : Le Chevalier noir, de Christopher Nolan

Après Batman Begins, le navet soporifique qui vous a fait pioncer comme DiCaprio dans Inception, découvrez le second opus de la trilogie à l’origine de la canonisation de Saint Christopher Nolan. Dans ce chef d’œuvre cinématographique, nous apprenons que Batman (le chevalier black, interprété par Christian Bale qui n’est pas black) souffre d’une terrible infection streptococcique de la gorge. Un malheur n’arrivant jamais seul, son meilleur ennemi (Le Joker) lui vole la vedette et obtient l’Oscar du meilleur second rôle masculin. Pendant ce temps, Jim Gordon doit affronter la désastreuse performance de Maggie Gyllenhaal. Une performance qui fera perdre la tête et la face au procureur Harvey Dent.